30 juillet 2012

Menteuse

 

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Menteuse, Justine Larbalestier, traduction par Alice Marchand, Gallimard jeunesse Pôle fiction

Dans le jeu du mensonge et de la vérité ce beau roman met en scène un beau personnage ambigu et complexe, violent et tendre.

Micah, fréquente à présent un nouveau collège. Ses cheveux courts, ses capacités physiques la font admettre au club de . Mais c’est en tant que garçon qu’elle y est admise. Lorsque le subterfuge  est dévoilé, elle est définitivement perçue comme menteuse.

Par la suite son amitié avec Zach se termine par la mort de celui-ci atrocement mutilé par une horde de chiens.

Etre ambivalent, Micah est persuadée, se persuade qu’une part d’animalité fait partie de ses gênes. Elle trouve une part de ses origines dans le loup, une tare transmise génétiquement de manière anarchique dans sa famille. Le troublant résultat de son ADN la conforte dans cette idée et expliquerait ses dérèglements hormonaux.

Ce qui est certain, c’est que Micah est une jeune fille différente. Elle aime sa part animale et elle la redoute. Quelle part de vérité dans ses mensonges-vrais ? C’est justement cette manière de dérouter le lecteur qui  donne sa puissance au roman. On se perd avec délectation là où Micah veut nous emmener mais d’où aussitôt elle nous détourne vers un ailleurs, celui de ses fantasmes, de ses peurs, de sa quête de vérité.

L’écriture nerveuse, vivante traduit tour à tour des moments de violence, de rage, de désespoir mais aussi tendresse et de poésie. Il y a dans la description de cette adolescente en quête de son identité une vision juste de l’adolescence et beaucoup d’empathie.

Un récit qui vous tient captif, par les sensations qu’il vous impose et par le jeu sur la véracité des situations magistralement rendu dans une sorte de jubilation d’écriture qui nous envoûte et qui stimule la lecture de ce roman original.

A recommander pour tous dès 15 ans


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